Galié


Maire : Monique ARINO

Déléguée Communauté de Communes : Monique ARINO



L'origine du territoire de Galié remonte loin dans le temps.


Des tombeaux gallo-romains ou mérovingiens ont été trouvés au pied de la forêt des Mélèdes, en face de la halte du chemin de fer, un peu au-dessus de la route de Luchon. Dans l'état actuel de la recherche, il n'est guère possible d'opter pour l'une ou l'autre de ces deux époques.

Pour l'Abbé Auguste, auteur de la monographie «Galié ou un coin de Comminges sous l'Ancien Régime » en 1912, l'origine Gallo-romaine ne fait pas de doute : le nom de Galié s'écrivait Gallier et les copistes du Moyen-Age le traduisaient pas «  locus Gallieri »....

Quelques dates clefs :

– 200 ans avant J-C ; la région est peuplée par une race mixte de Celtes et d'Ibères.
- 72 avant J-C : Pompée crée Lugdunum Convenarum.
- 585  : Les Francs détruisent Lugdunum.
- 750 : Les Sarrazins traversent les Pyrénées et commettent d'affreux ravages.
- 1370 : Les Anglais envahissent la Guyenne et la Gascogne, et c'est probablement à cette époque que fut démolie la forteresse de Galié (1379)
- 1498 : Le Comminges est inféodé à la Couronne de France. Cette acquisition était précieuse pour la royauté car le Comté de Comminges, placé aux portes d'Espagne, était une des clefs du royaume. A chaque changement de souverain, les habitants de ce pays s'empressaient de réclamer la confirmation des chartes consenties par le roi. Le Comté fut divisé en plusieurs chatelleries et Galié fit partie de la chatellerie de Fronsac ou siégeait le juge des Frontignes.

La monographie de l'instituteur Bouche, datée de 1885, est une source de renseignements sur la vie du village, à la fin du XIX ème siècle.

«La Garonne est guéable en trois endroits, en amont et en aval du bac établi sur ce fleuve à 50 m. environ d'une halte de chemin de fer de Montréjeau à Luchon. D'après le recensement de 1881, le chiffre de la population est de 278 habitants répartis en 65 feux. Ce chiffre tend à diminuer d'une manière très sensible et cette décroissance est principalement due à l'émigration. La grande majorité des habitants se livrent à l'industrie du colportage, industrie qui, depuis 20 ans, a décuplé l'aisance de la population.

Certaines familles, après avoir pendant quelques temps colporté leurs marchandises de ville en ville, et réalisé des bénéfices assez considérables, finissent par s'établir dans les grands centres, dans le but de rendre les bénéfices encore plus grands. Ils y parviennent quelquefois mais,  par contre, l'agriculture est en souffrance ; le sol, privé des bras nécessaires à sa culture, perd de plus en plus de sa fertilité, de telle sorte que le propriétaire qui ne possède pas d'autre industrie, se trouve aujourd'hui impuissant à en retirer les divers produits indispensables aux nécessités de la vie.

Comme il a été dit plus haut, le commerce de la grande majorité des habitants consiste dans le colportage. Cette industrie a procuré l'aisance à quelques familles qui, il y a vingt ans, languissaient dans un état voisin de la misère ; les chaumières ont disparu et fait place à d'élégantes et même riches constructions, qui font aujourd'hui l'admiration du passant.

On voit donc que, pour mesurer la toile dont ces bons commerçants font grand trafic, le mètre les a beaucoup mieux servis que la canne, mesure locale qui est encore en usage.

Le commerce, en amenant l'aisance dans les familles, y a aussi naturellement fait naître le goût d'une toilette recherchée et des autres commodités de la vie ; aussi n'est-il pas difficile, sur la rue ou dans l'intérieur des ménages de distinguer le marchand forain du simple cultivateur. Chez le premier, tout respire le bien-être, une existence agréable et commode, tandis que chez le second semblent se montrer souvent la gêne et certaines privations. Mais cette différence de position sociale n'exclut nulle part la moralité qui est en honneur chez les habitants ».

Enfin, si les habitants de Galié ne méritent plus le surnom d' « esclopàs sordas » donné au  XIXème siècle aux pauvres qui marchaient pieds nus (littéralement sabots silencieux), on peut de nouveau, l'été venu entendre des grenouilles dans le ruisseau et les « graoullaïres » (littéralement les pêcheurs de grenouilles) sont à leur affaire. Deux éléments du patrimoine de Galié restaurés par la Communauté de Communes du Haut Comminges.

La « Portasse »

La porte en cintre appelée « Portasse » était le seul accès au village médiéval protégé par les remparts. Orientée au Nord Ouest, elle s'ouvrait sur la route de Toulouse à l'Espagne via Fronsac et Saint Béat.

La Montjoie

A l'origine, les pèlerins élèvent des tas de cailloux ;  cette sorte de cairn indiquait ici le chemin de Saint Bertrand de Comminges. A  la fin du Moyen Age, à cet endroit, on construit une « Montjoie » petit oratoire vraisemblablement dédié à la Vierge Marie.

LA PORTASSE

La forteresse militaire de Galié, châtellerie de Fronsac, fut construite à la fin du XIII ième siècle pour garder l’entrée du Comté de Comminges. Assiégée par les Anglais en 1379, elle est alors partie détruite. La porte fortifiée appelée La PORTASSE est le seul accès au village médiéval protégé par les remparts. Orientée au nord ouest, elle s’ouvrait sur la route de Toulouse à l’Espagne via Fronsac et St Béat.

LA MONJOIE

A l’origine, les pèlerins élèvent des tas de cailloux, sortes de cairns, qui les guident vers le but de leur voyage.La montjoie de Galié indique St Bertrand de Comminges et jalonne la route antique. Construit à la fin du Moyen Age sur la montjoie primitive, ce petit oratoire est vraisemblablement dédié à la Vierge Marie.


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